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Être mis·e en scène par · 5 jours

Léo Cohen-Paperman

Incarner les rois et les reines d'aujourd'hui, de Hitler à Macron

  • DatesDu 7 au 11 juin 2027
  • LieuLe 104 · Paris
  • Durée40 heures · 10 h - 19 h
  • Effectif12 comédien·nes maximum
Candidater à ce stage Réponse dans les meilleurs délais · financement Afdas ou France Travail
Affiche de la session Léo Cohen-Paperman

Comme chaque stage du cycle, celui-ci vous met au contact direct d'un autre regard, dans un groupe restreint et dans les conditions d'un processus de création réel.

Ses spectacles

Les spectacles de Léo Cohen-Paperman

Affiche du spectacle Le Dîner chez les Français de V. Giscard d’Estaing
Le Dîner chez les Français de V. Giscard d’Estaing
Affiche du spectacle La Vie et la mort de Jacques Chirac
La Vie et la mort de Jacques Chirac
Affiche du spectacle Génération Mitterrand
Génération Mitterrand

Pendant cinq jours, chaque interprète choisit et incarne un « roi » ou une « reine », c'est-à-dire une personnalité politique qui a marqué l'histoire de son pays. Dans une liste établie au préalable, chacun·e choisit son personnage, une musique, un accessoire et un élément de costume pour l'incarner, ainsi qu'un texte à travailler : discours, extrait d'archives, scène de répertoire ou chanson.

L'enjeu n'est ni la propagande ni la satire, mais de regarder son personnage en face et d'oser lui donner une forme théâtrale. À chaque roi correspond un genre et une esthétique : monologue, discours, improvisation, chant, clown, mime. Cinq jours sont courts pour un projet d'une telle ampleur, mais ce temps permet de repartir avec une piste esthétique, un embryon de scène, le début d'un spectacle ou une réflexion sur une forme à venir.

Ce que vous allez travailler

  • Concevoir et réaliser, en dialogue avec l'intervenant, une proposition théâtrale personnelle
  • Trouver du plaisir dans l'adresse directe au spectateur
  • Rencontrer ses partenaires au plateau dans la joie et le jeu partagé

Le programme de la semaine

OuvertureJeux d'improvisation collectifs, par exemple à la manière de W. Shakespeare, de G. Feydeau ou d'un film d'horreur.
Choix des personnagesTemps de discussion sur les choix de personnages de chacun·e.
La semaineAlternance entre improvisations collectives et travail approfondi sur les propositions individuelles.

Informations pratiques et réglementaires

Durée40 heures réparties sur 5 jours
Effectif12 stagiaires
TarifÀ partir de 800 € TTC en financement personnel. Les financements Afdas sont prioritaires, le financement France Travail est possible.
Public viséComédien·nes professionnel·les du spectacle vivant et du cinéma.
PrérequisAu moins un cachet en tant que comédien·ne professionnel·le. Vous n'avez pas besoin d'avoir suivi les Chemins du Libre Acteur pour vous inscrire. Si vous avez déjà suivi un stage au Libre Acteur, quel qu'il soit, vous pouvez choisir deux sessions : deux stages font 80 heures, et avec l'Afdas la carence passe alors de douze à dix-huit mois.
Délai d'accès4 semaines avant le début de la formation pour un financement Afdas, 15 jours pour un financement France Travail, 10 jours pour un financement personnel.
AccessibilitéPour les personnes en situation de handicap, Tristan Bruemmer, référent handicap, étudie chaque situation en amont afin d'adapter les conditions d'accueil et de travail : tristan@libreacteur.com, 06 22 14 44 04.
Modalités d'inscriptionCandidature en ligne avec lettre de motivation et photo récente. Les places étant limitées, chaque candidature fait l'objet d'une sélection. Réponse dans les meilleurs délais, puis envoi des pièces nécessaires au dossier de financement.
Son univers sur scène

Sur scène avec Léo Cohen-Paperman

Photo de scène, univers de Léo Cohen-Paperman
Photo de scène · 2, univers de Léo Cohen-Paperman
Photo de scène · 3, univers de Léo Cohen-Paperman
Entretien

Léo Cohen-Paperman répond

Nous posons les mêmes questions à chaque metteur·se en scène invité·e, pour que vous sachiez à quoi ressemble son travail avant de candidater.

Comment définiriez-vous votre style de mise en scène ?

Par sa diversité ! Ces dernières années, mon travail a pris deux directions différentes. D'une part, je travaille à la création de la série théâtrale Huit Rois (nos présidents), dont l'objectif est de faire le portrait des huit Présidents de la Cinquième République, de C. De Gaulle à E. Macron. L'idée est simple : une proposition formelle forte par Président (opéra pour De Gaulle, comédie onirique pour Chirac, arts numérique pour Macron)... Afin de traduire poétiquement et scéniquement chacun des Présidents. Dans ce cadre-là, l'écriture - l'écriture avec l'acteur, avec le plateau - est au cœur du projet. D'autre part, je monte des textes de répertoire avec le collectif du Nouveau Théâtre Populaire, dont je suis un des membre fondateur. Dans ce cadre-là, j'essaye de développer avec les acteurs une pensée du texte et du spectacle, qui soit la plus organique et la plus radicale possible, afin d'aller au bout du geste (quelle que soit la nature de ce geste : si je veux faire une adaptation très contemporaine, alors, je propose de "foncer" dans le contemporain ; si j'opte pour quelque chose de plus classique, j'essaye de confronter les corps d'aujourd'hui aux habits d'hier, etc...). Le point commun de tous mes spectacles, c'est que l'interprète est au cœur du processus de création.

Comment recrutez-vous vos comédien.ne.s ? Et qu’attendez-vous d’eux ?

Je préfère éviter les auditions. J'aime me retrouver, à l'occasion d'un stage ou d'une lecture, en situation de travail avec les actrices et les acteurs, afin de comprendre si ça "fonctionne" entre nous.

Selon vous, quel est le rôle d’un metteur en scène ? Et comment faire une bonne mise en scène ?

Pour moi, un metteur en scène doit d'abord proposer une vision, une pensée du texte et un espace de jeu forts et cohérents. Il doit ensuite créer une synergie collective qui permettra à chacune et à chacun de s'approprier sa pensée et son geste. Cette synergie collective permet - et c'est très important - au metteur en scène d'enrichir son intuition initiale. Comment faire une bonne mise en scène ? Je n'en sais rien ! Est-ce qu'il FAUT faire une bonne mise en scène ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Blague à part, je dirais que travailler le plus possible en amont, en concernant le plus de monde possible (interprètes, collaborateurs et collaboratrices...) permet d'avoir une constance... Et c'est important, la constance : certains spectacles, dans une carrière, sont plus réussis que d'autres. Les succès déterminent un style, marquent un moment dans la vie, permettent d'être identifiés par nos pairs... Mais il importe aussi que nos "ratés" soient... réussis. C'est aussi une qualité de metteur en scène : durer, maintenir une qualité de proposition.

Quel est le plus gros challenge que vous avez rencontré dans votre carrière ?

Monter en 13 jours le Tartuffe de Molière pour le festival IN d'Avignon !

Quelles sont vos plus grandes influences ?

Certains spectacles m'ont marqué : Molière ou la cabale des hypocrite de Franck Castorf, Sentinelles, La Dame de Chez Maxims de Feydeau et Italienne scène et orchestre par Jean-François Sivadier, Ma chambre froide de Joël Pommerat, Democracy in America de Romeo Castellucci, Hamlet de Shakespeare par Thomas Ostermeier, Les Vainqueurs d'Olivier Py, Dom Juan de Molière mis en scène par Yann-Joël Collin, Le Bourgeois, la mort et le comédien par la Compagnie "La nuit surprise par le jour", Notes on the Circus par le collectif Ivan Mosjoukine... Je crois qu'ils ont en commun de ne pas vouloir opposer pensée et émotion, organicité et puissance visuelle. Certains films sont importants pour moi : Valse avec Bachir d'Ari Folman, L'Exercice de l'Etat de Pierre Schoeller, Un Prophète de Jacques Audiard, César et Rosalie de Claude Sautet, la série des Antoine Doinel par François Truffaut, Vérités et mensonges d'Orson Welles, les films des Frères Coen (et notamment A serious man, Inside Lewyn Davis et Burn after Reading). Et sinon, un roman qui m'accompagne depuis quinze ans : Illusions perdues de Balzac.

Quelle est la pièce ou le texte que vous rêveriez de monter ?

Je rêve de finir ma série théâtrale Huit rois (nos présidents) en 2027. Il me reste quatre épisodes à créer. Dans le répertoire classique, j'ai très envie de monter Richard II de Shakespeare et l'Orestie d'Eschyle. Enfin, je voudrais, un jour, adapter au théâtre La Chute, le film d'Oliver Hirschbiegel sorti en 2004 (mais je ne sais pas si c'est possible de le faire en français).

Que souhaitez-vous transmettre durant votre stage au sein du Libre Acteur ?

La joie de faire du théâtre ensemble, l'envie de provoquer des rencontres, l'amour du travail collectif, de l'indépendance intellectuelle et de la précision. L'idée, aussi, que travailler vite - et donc, aller à l'essentiel - peut être salvateur.

Une question avant de candidater ?

Nous vous répondons dans les meilleurs délais et vous accompagnons dans le montage du dossier de financement.

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