Charlotte Matzneff
- DatesDu 16 au 20 novembre 2026
- LieuLe 104 · Paris
- Durée40 heures · 10 h - 19 h
- Effectif
12 comédien · nes maximum

Comme chaque stage du cycle, celui-ci vous met au contact direct d'un autre regard, dans un groupe restreint et dans les conditions d'un processus de création réel.
Ce que vous allez travailler
Multiplier les rencontres avec des metteur · ses en scène aux univers variés- Élargir concrètement son réseau professionnel
- Développer une adaptabilité tout-terrain en confrontant sa pratique à des esthétiques et des exigences différentes
Le déroulement de la semaine
Thèmes abordés
- Présentation du milieu professionnel
- Approche du texte
- Le personnage
- La relation à l'espace
- Style de jeu
- Mise en scène et direction d'acteur
- Relation de l'interprète et du metteur en scène
Le programme détaillé de cette session sera publié prochainement. Les objectifs et le déroulement ci-dessus sont ceux du cycle.

Comédienne et metteuse en scène formée à l'École Claude Mathieu, Charlotte Matzneff codirige le Grenier de Babouchka avec J.-P. Daguerre. Elle a mis en scène Le Médecin malgré lui, Arlequin serviteur de deux maîtres au Festival d'Avignon et, avec lui, Les Trois Mousquetaires. Elle prépare trois nouveaux projets d'écriture et de mise en scène.
En sortant de sa formation à l'École Claude Mathieu, Charlotte Matzneff fonde sa compagnie Le Grenier de Babouchka, qu'elle codirige depuis avec Jean-Philippe Daguerre. Comédienne, on l'a vue dans nombre des mises en scène de Jean-Philippe Daguerre, dont Adieu monsieur Haffmann, qui a reçu quatre Molières en mai 2018, et Le Petit Coiffeur, joué presque deux ans au Théâtre Rive Gauche.
Elle a joué Cyrano de Bergerac et Le Cid au Théâtre du Ranelagh, Eurêka et La Flûte enchantée au Théâtre des Variétés, Le Bourgeois gentilhomme au Théâtre de la Porte Saint-Martin, Les Femmes savantes au Théâtre du Gymnase, Alice au pays des merveilles au Théâtre Saint-Georges et Les Précieuses ridicules au Théâtre des Variétés. Elle a également joué pour Antoine Séguin dans Tragique Academy à la Comédie de Paris et pour Madeleine Burguet dans Prime Time au Théâtre des Mathurins. Au cinéma, elle tourne dans La Chambre des officiers de F. Dupeyron et Par suite d'un arrêt de travail du personnel de F. Andrei, ainsi que dans de nombreux téléfilms : Les Thibault de J.-D. Verhaeghe, Le Cri de H. Baslé, Hôtel de France de P. Monnier.
Le parcours complet de Charlotte →Informations pratiques et réglementaires
| Durée | 40 heures réparties sur 5 jours |
|---|---|
| Effectif | 12 stagiaires |
| Tarif | À partir de 800 € TTC en financement personnel. Les financements Afdas sont prioritaires, le financement France Travail est possible. |
| Public visé | |
| Prérequis | |
| Délai d'accès | 4 semaines avant le début de la formation pour un financement Afdas, 15 jours pour un financement France Travail, 10 jours pour un financement personnel. |
| Accessibilité | Pour les personnes en situation de handicap, Tristan Bruemmer, référent handicap, étudie chaque situation en amont afin d'adapter les conditions d'accueil et de travail : tristan@libreacteur.com, 06 22 14 44 04. |
| Modalités d'inscription | Candidature en ligne avec lettre de motivation et photo récente. Les places étant limitées, chaque candidature fait l'objet d'une sélection. Réponse dans les meilleurs délais, puis envoi des pièces nécessaires au dossier de financement. |
Charlotte Matzneff répond
Comment définiriez-vous votre style de mise en scène ?
J'aime le théâtre populaire, au sens noble du terme. Le théâtre qui permet, grâce à différentes grilles de lecture, d'être accessible à tous. Un théâtre qui ne met personne à la porte. J'aime le théâtre qui parle à notre cœur avant de parler à notre tête. Il n'y a, à mon sens, pas meilleur moyen pour provoquer la réflexion. Le prisme de l'émotion est le meilleur vecteur pour aboutir à une véritable identification du spectateur et donc pour le conduire à la pensée critique. Faire vibrer d'émotions les spectateurs est ce que je cherche avant tout. La musique et le chant sont de ce fait omniprésents dans mes mises en scène. Le corps y est également très engagé. J'aime qu'un personnage se raconte avant tout par sa gestuelle. Mes mises en scène sont guidées par le rythme. Le rythme du corps, le rythme de la langue, le rythme de la musique. Je suis obsédée par le tempo du spectacle, celui intrinsèque à chaque scène et celui qui fait le tout d'un spectacle, celui qui unifie et qui rassemble, et qui fait que tous les comédiens sont à l'unisson pour raconter la même histoire.
Comment recrutez-vous vos comédien· nes ? Et qu'attendez-vous d'eux ?
Je les recrute sur audition généralement, mais il m'arrive aussi d'embaucher des comédiens en faisant confiance à mon instinct. J'ai engagé certaines personnes sans les avoir vues jouer parce qu'elles m'avaient été recommandées par des personnes de confiance et que je les sentais réceptives à mon travail. J'attends d'un comédien qu'il m'accorde sa confiance. Il me semble qu'on ne peut pas travailler sans avancer main dans la main. J'ai une passion dévorante pour les comédiens, les musiciens, les chanteurs, les danseurs et, de manière générale, pour tous les artistes qui sont au plateau. C'est eux qui font la saveur du plat. Si une idée est mauvaise, je la balaye très facilement. Mais pour me rendre compte de ce qui marche et de ce qui ne marche pas, j'ai besoin, pour mieux diriger, de pouvoir essayer, de pouvoir effacer, de recommencer, et que le comédien me suive jusqu'au bout de mes idées.
Selon vous, quel est le rôle d'un metteur en scène ? Et comment faire une bonne mise en scène ?
Le rôle d'un metteur en scène est, avant tout, de raconter une histoire. Et pour servir au mieux une histoire, il faut sublimer les comédiens qui la racontent. Si le comédien est heureux de jouer et de défendre son rôle, la moitié, pour ne pas dire les trois quarts de notre mission, est remplie. J'imagine pas mal de choses avant de démarrer les répétitions, notamment l'univers dans lequel je veux voyager. Mais le plus important pour moi est de rester ouverte et disponible à toutes les propositions de mes comédiens. Je n'ai aucune idée figée sur la manière dont telle ou telle scène doit se dérouler. Ce qui est merveilleux pour moi, c'est de parvenir à mettre suffisamment mes comédiens en confiance pour qu'ils se sentent force de proposition et qu'ils ne se brident pas. Alors, on a tout gagné.
Quel est le plus gros challenge que vous avez rencontré dans votre carrière ?
Combattre ma timidité. C'est un challenge de tous les jours.
Quelles sont vos plus grandes influences ?
Évidemment, ma rencontre avec Jean-Philippe Daguerre est ma plus grande influence. Le voir diriger ses comédiens, le voir parvenir systématiquement à créer des groupes de gens qui s'accordent et se rendent mutuellement meilleurs est quelque chose que j'admire énormément chez lui. Encore une fois, il me semble qu'un comédien heureux est la clé du succès. Et Le Cercle de craie caucasien mis en scène par J.-M. Broucaret a été l'une de mes plus belles émotions au théâtre. Je crois que depuis, je ne cesse de chercher à provoquer chez les spectateurs l'émotion que j'ai vécue alors.
Quelle est la pièce ou le texte que vous rêveriez de monter ?
J'ai très envie de monter Roméo et Juliette. Je rêve également de faire une adaptation du roman Dracula de B. Stoker. Mais mon envie la plus forte est de rencontrer et de monter des auteurs vivants.
Que souhaitez-vous transmettre durant votre stage au sein du Libre Acteur ?
La joie d'être ensemble, de se rencontrer, de trouver un langage commun qui nous réunisse. D'expérience, je sais que ce langage varie d'un groupe à l'autre. Et c'est toujours une ivresse merveilleuse que de sentir qu'on finit par parler tous ensemble la même langue.
Les prochaines sessions du cycle
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